• La Lignée des Johnson - Prologue

    La Lignée des Johnson - Prologue

     

    Mon premier projet sur ce blog qui devient aujourd'hui concret ! Plusieurs mois que je travaille à créer une histoire à peu près crédible. Plusieurs mois à travailler la nuit, à lire des histoires d'horreurs, à regarder des films et des séries pour vous offrir, je l'espère, un moment dans un style nouveau...

    Moins de blabla, plus d'écrits alors je vous laisse découvrir le début de l'aventure...

     

     


     

                Un long couloir plongé dans la pénombre se matérialisa sous les yeux d’Aiden. Le jeune homme avança lentement, les yeux mi-clos et les bras ballants. Il reconnut l’endroit, il était dans la maison de ses grands-parents. Il continua sa lente avancée quand une porte s’ouvrit devant lui. Il pénétra dans la chambre où se trouvait une ombre à peine visible. Il marcha doucement vers cet étrange phénomène qui semblait l’attirer comme un aimant. La frêle silhouette de l’adolescent trembla au contact de cet esprit qui semblait prendre possession de lui. Ses yeux devinrent légèrement plus sombres que d’ordinaire. Il quitta la pièce et tomba dans un long trou noir une fois la porte passée. Il tentait d’hurler mais en vain, aucun bruit ne sortait de sa bouche, il se perdait dans ce tunnel sans fin. Des visions apparurent à grande vitesse devant les yeux d’Aiden, tels des messages subliminaux : des morceaux de verres, des têtes de poupées, du barbelé avant que tout explose autour du jeune homme. Il s’écrasa sur une surface molle, un matelas. Il leva les yeux au ciel et vit une masse blanche de forme humanoïde foncer à toute vitesse sur lui. Il fut projeté en arrière et poussa un cri de douleur avant d’ouvrir les yeux.

                Il se trouvait seul, allongé dans son lit, des gouttes de sueur perlant sur son front, sous ses cheveux noirs en bataille. Il jeta la couverture à ses pieds et avança jusqu’à la fenêtre. Il avançait comme en plein jour, la lumière perçant par les interstices du store éclairant suffisamment la pièce. Il tira sur la ficelle et le soleil de la matinée pénétra à l’intérieur. Il jeta un rapide coup d’œil vers le jardin.

                Ses cousines étaient déjà sur la terrasse de la dépendance d’en face. Son deuxième oncle se promenait près du lac pendant que sa grand-mère, près de la maison principale entretenait ses massifs de fleurs.

                Il s’assit sur son lit et se regarda dans le miroir qui lui faisait face. Il vit son maigre corps, dénué de charme, une grande perche qu’on aurait essayé de plier dans un angle étrange et dont le résultat n’aurait pas franchement été celui escompté… au final on se retrouvait avec un adolescent aux épaules en avant avec les bras se balançant de gauche à droite de son corps.

                Il resta planté tellement longtemps dans son matelas que lorsqu’il se leva, on pouvait voir la marque de ses fesses sur son lit. Il se dirigea vers la salle de bain. C’était, avec sa chambre, une pièce qui lui était entièrement réservée. Dans un coin s’entassait des bouteilles de déodorants vides, dans l’autre trainait des touffes de cheveux qu’il se coupait lui-même par peur des ciseaux que tenait les autres, dans ses mains, ça allait mais dans celles des autres, hors de question ; souvenir d’un mauvais film d’horreur… L’adolescent se brossa rapidement les dents, tenta de se coiffer tant bien que mal et enfila un tee-shirt presque propre avant de rejoindre ses parents au rez-de-chaussée. Sa mère était debout devant la baie vitrée, parlant espagnol au téléphone, visiblement énervée, elle ne cessait de répéter ¡Dios mío! à chaque fin de phrase. Aiden comprenait l’espagnol mais ne le parlait pas parfaitement, ainsi il comprit vite que sa mère parlait à sa grand-mère mexicaine qui résidait dans son pays natal. Il était question d’un voyage proche que sa mère ne voulait pas effectuer. Comme à son habitude à chaque fois que Carmen s’énervait, son teint halé laissait place à une rougeur incroyable, encore plus rouge que ses cheveux et elle se mettait à faire les cents pas dans la maison, passant de la cuisine au salon avant d’aller dans sa chambre puis de retourner dans la cuisine et ainsi de suite… et ce jusqu’à ce qu’elle raccroche.

                Quand elle vit Aiden arriver, elle en lâcha presque le téléphone. Cela faisait maintenant trois jours que l’adolescent était enfermé dans sa chambre. Elle en resta bouche bée et raccrocha aussitôt.

                « Chéri, que fais-tu ici ? demanda-t-elle surprise

                -Je… je vis ici…

                -Bien sûr mon cœur, c’est juste que je ne m’attendais pas à te voir aujourd’hui.

                -C’est dimanche, on part dans une heure pour la messe… répondit le jeune homme obligé malgré lui de s’y rendre

                -¡Dios mío! J’avais failli oublier avec ta grand-mère et ses histoires… Va donc te changer, tu ne peux pas y aller comme ça. Maria a repassé ton costume cette semaine, tu seras un amour. »

                Elle partit ensuite vers sa chambre pour se préparer. C’est fou à quel point les parents pouvaient changer de comportement, au risque de paraître un brin hypocrite. Ce n’est pas parce qu’Aiden restait constamment enfermé dans sa chambre qu’il fallait forcément faire semblant d’être heureux dès qu’il en sortait. L’adolescent n’est pas totalement stupide, il le sait bien que sa famille n’est pas heureuse, entre la grand-mère mexicaine, les conflits entre son père et son oncle, les disputes de ses parents… sa vie n’est pas la plus joyeuse du monde… C’est un peu pour ça qu’il passe autant de temps seul dans sa chambre, pour éviter toutes ces mauvaises ondes.

                Il se résigna finalement à remonter dans sa chambre pour se changer. En effet quand il arriva, il trouva son costume sur le lit fait. Un simple costard noir et une chemise blanche. Il détestait plus que tout au monde cette horreur de la mode. Qui pouvait porter une chose aussi laide ? Malheureusement, il était obliger de porter ce vêtement, tel est sa dénomination, plutôt une tenue pour croque-mort qui essaierait d’être un minimum élégant. Aiden avait beau être attiré par la mort, il ne voulait pas pour autant s’habiller comme ces gens qui enterrent les autres. Il pensait souvent à ce métier, quel horreur ! Il espérait surtout par-dessus tout qu’ils n’en prenaient pas plaisir, c’aurait été un plaisir malsain que d’aimer enterrer les morts, comme pour leur prouver qu’on était encore en vie contrairement à eux.

                Il enfila donc rapidement sa tenue et n’osa même pas se regarder dans le miroir de peur de paraître ridicule. Il avait raison car il l’était. Cette tenue ne lui allait pas du tout mais il se forçait pour sa mère.

                Quand il redescendit pour la deuxième fois de la matinée, son père, un homme carré à la forte musculature, souvenir de ses années de football américain, était assis dans le canapé devant la chaîne des informations en continu. Le père d’Aiden avait l’air grave, il écoutait attentivement la télévision ce qu’Aiden fut malgré lui contraint d’écouter également :

                Ce matin, la famille Craven a été retrouvée morte dans leur maison de Woodsboro dans le Maryland. Les voisins auraient donné l’alerte après une semaine sans voir la famille, les autorités ont alors pénétrés dans la maison et ont retrouvés les parents ainsi que trois de leurs enfants âgés de 14, 10 et 6 ans décédés. L’ainée de la famille est toujours introuvable mais les premiers éléments de l’enquête laisse penser à un meurtre commis par la jeune fille de 17 ans qui durant un…

                Son père coupa la télévision et se leva. Il vit son fils.

                « Je me demande toujours comment des familles peuvent s’entretuer à ce point, c’est irréel. »

                Aiden se contenta de hocher la tête. Il jeta un rapide coup d’œil à l’horloge murale qui indiquait bientôt dix heures. L’adolescent se dirigeait vers la porte d’entrée, ignorant complètement son père qui le lançait déjà sur un nouveau sujet de conversation. Il quitta la maison et se retrouva seul dehors, adossé au capot de la voiture.

                Il fixait une fleur dans un des nombreux massifs quand son nom le fit sursauter. Il leva les yeux et vit son cousin. Alexandre était plus grand et plus musclé qu’Aiden. Il était également plus énergique  et beaucoup plus séduisant. Il était très grand, un bon mètre quatre-vingt-dix, une coupe de cheveux à la pointe de la mode et de magnifiques yeux verts. Il portait sans cesse un maillot de basket et même pour aller à la messe il ne le lâcherait pour rien au monde. Il enfilait simplement une veste de costume par-dessus, veste qu’il portait beaucoup mieux que son cousin. Les deux adolescents avaient le même âge et avaient noués au fil des années une relation très forte. Alexandre était comme un confident pour Aiden qui se sentait rassuré avec son cousin. Encore une chose étrange avec la famille. Alexandre était le stéréotype de l’adolescent bien dans sa peau, adulé de tous au lycée alors qu’Aiden était le garçon invisible, qu’on bousculait sans même s’en rendre compte. Malgré tout les deux jeunes hommes étaient très proches, chose impossible s’ils n’étaient pas reliés à l’origine par le sang.

                « Alors, ça roule ? demanda le plus grand

                -Pas mal et toi ?

                -On va à la messe, mec ! Comment veux-tu que j’aille bien ? Entre tous les jeunes de la famille, il n’y a que Lacy qui est contente d’y aller… Quelle folle, c’te fille, j’te jure… »

                Alexandre montra du doigt la porte de sa maison qui se trouvait juste en face de celle de son cousin, en réalité, toute la famille Johnson vivait sur le même domaine, les grands-parents dans la plus grande demeure et les trois enfants et leur famille dans les dépendances. Rose, la sœur d’Alexandre d’un an son ainé, venait à peine de quitter la maison que déjà elle poussait des grognements, signe usuel chez elle pour exprimer son mécontentement, utilisé une bonne dizaine de fois par jour. Elle ressemblait énormément à son frère, surtout les yeux. Mais en plus petite, d’une trentaine de centimètres tout de même… Elle descendit le perron de la maison et avança vers les deux garçons. Elle leur fit un signe de tête et grimpa sur la banquette arrière de la voiture des parents d’Aiden.

                « Pourquoi ne monte-t-elle pas dans votre voiture ? demanda Aiden à son cousin

                -Elle se dispute avec Lacy depuis ce matin, je crois qu’elles vont finir par s’entretuer… »

                Aiden pouffa. Ses parents sortirent finalement de la maison et montèrent dans la voiture. L’adolescent monta également à l’arrière, à côté de sa cousine dont la présence ne sembla surprendre personne. Il faut dire que ses crises sont si courantes que toute la famille à fini par s’y habituer.

     

                Alexandre retourna vers ses parents et sa sœur ainée Lacy. Cette dernière se tenait un peu à l’écart, elle se recoiffait dans le reflet de la vitre de la porte d’entrée. Sa mère, Elizabeth finissait d’attacher ses longs cheveux blonds tout en avançant vers la voiture. Daniel, leur père, attendait près du véhicule en caressant sa barbe grisonnante. Alexandre monta directement à l’arrière et s’attacha. Comme chaque semaine, ils attendirent encore Lacy qui s’assit à côté de son frère. Elle prit grand soin de s’attacher et vérifia plusieurs fois que la portière était bien verrouillée.

               

                Dans la dépendance du fond, un couple se préparait. Pearl, une femme qui venait tout juste d’avoir quarante-cinq ans enfilait sa veste par-dessus sa belle robe blanche. Elle passa d’un geste lent de la main ses longs cheveux gris dans son dos et quitta le domicile. Elle traversa tout le domaine, contourna le lac et arriva dans le fond du jardin, un petit carré de pelouse au milieu de buissons en fleurs. Les grands chênes rendaient l’endroit très sombre même en plein soleil. Pearl avança et s’assit en tailleur au centre de ce paisible espace. En face d’elle, deux pierres tombales magnifiquement taillées représentant des anges et un soleil rayonnant recouvert de fines feuilles d’or. Sur l’une, on pouvait lire Patrick Joseph Johnson et sur l’autre, Holly Christine Johnson, les deux enfants de Pearl et son mari Ed. Ils étaient décédés il y a un an dans un accident de voiture aux raisons encore flous et mystérieuses. Pourtant, Pearl connaissait la vérité, au fond d’elle, elle le savait. Mais elle ne voulait pas se l’admettre, s’était trop douloureux. Elle voulait passer au dessus de tout ça et oublier. Mais comment oublier la mort de ses deux seuls enfants ? La mère était morte en elle et aujourd’hui, il ne restait qu’une carapace vide tiraillée entre un désir de vengeance et l’impossibilité de le faire.

                Un homme arriva dans le dos de Pearl, il avait des traits grossiers rendant son visage dur et strict. Il caressa son crâne chauve avant de s’agenouiller dans le dos de sa femme. Il passa son bras autour de Pearl en larmes.

                « Il est l’heure, chuchota-t-il comme pour ne pas rompre le silence religieux qui régnait autour de la tombe de ses enfants

                -Attendons un peu, ils ne sont pas encore arrivé… supplia Pearl

                -Chéri, ils nous rejoindront… je te le promets… »

                Depuis la mort de Patrick et Holly, Pearl disait apercevoir leur présence autour d’elle, elle disait qu’ils venaient la voir et lui parler. Son mari n’y croyait pas trop, voire pas du tout mais il se montrait compréhensible et essayait de ne pas brusquer sa femme, d’avancer avec elle et à son rythme. Même si le décès de ses enfants lui avait fait un choc, il avait soutenu toute la famille et surtout sa femme qui sans lui aurait surement fini un collier de chanvre autour du cou. Ed s’était senti durant cette période comme valorisé et important, il se sentait enfin accepté dans la famille. Il entretenait depuis de très bonnes relations avec son beau-père ce qui ne plaisait pas forcément à Roy, le frère de Pearl.

     

                Dans la plus grande maison, Joseph et Ellis était fin prêt pour la messe. Le grand-père Johnson avait finalement réussit à boutonner sa chemise malgré son ventre bedonnant et il avait mis ses bretelles comme chaque matin. Il avait plaqué ses restes de cheveux avec de la laque et venait de finir de lasser ses chaussures dans la chambre. Sa femme Ellis entra à ce moment dans la pièce, portant une de ses fameuses robes à fleurs avec son chignon parfait. Elle ouvrit la penderie, cherchant un petit gilet en laine qu’elle tricotait elle-même tout en faisant la même remarque qu’elle faisait tous les jours à son mari :

                « Tu t’obstines encore à mettre ces bretelles ? Pourquoi ne mets-tu pas une ceinture comme tout le monde ? C’est plus moderne.

                -Je te le répète, je déteste me sentir serré que se soit à la taille, au poignet ou au cou, répondit son mari, voilà pourquoi je ne porte jamais de colliers ou de montres et encore moins de ceintures.

                -Je ne te comprendrais jamais… Enfin bref, allons-y, tout le monde doit encore nous attendre.

                -Pas si ta fille est encore retournée parler à ses enfants…

                -Quelle idiotie, comme s’ils pouvaient lui répondre, elle devrait tourner la page, vivre dans le passé ne fait qu’accentuer son malheur et non l’inverse.

                -Ce n’est pas stupide. »

                Ellis soupira, elle connaissait l’opinion de son mari sur le fait que leurs petits-enfants parlaient à leur fille ainée depuis l’au-delà. Ellis trouvait que c’était uniquement pour se raccrocher à quelque chose alors que Joseph croyait réellement Pearl. C’était un sujet sensible dans la famille qu’on abordait qu’à la fin des soirées familiales une fois tous les autres sujets de conversations épuisés et que les bouteilles étaient vides.

                Le couple se décida finalement à rejoindre la voiture. Pearl et Ed arrivèrent à ce moment là. Chaque semaine, ils avaient pris l’habitude d’aller à la messe ensemble, ils montèrent donc tous dans la voiture de Joseph et toute la famille put enfin partir avec quelques minutes de retard.

     

                La messe terminée, toute la famille était réunis dans la salle à manger des grands-parents. Maria, la majordome apportait tout juste la dinde rôtie qu’elle posa sur la table. Tout le monde parlait gaiement sauf Pearl qui restait à l’écart, assise sur sa chaise en silence. Rose était scotchée à son téléphone et ne semblait écouter qu’à moitié les remontrances de son père. Alexandre et Aiden discutait en riant du lycée même si Alexandre parlait plus que son cousin qui hochait plus la tête qu’autre chose. Lacy parlait avec sa grand-mère, sa mère et sa tante Carmen de la nouvelle émission de cuisine pendant que les hommes racontaient leur semaine de travail.

                Maria apportait les pommes de terre quand elle trébucha et renversa le plat sur la robe d’Elizabeth. La mère de Rose et Lacy se leva en hurlant.

                « Excusez-moi, je suis sincèrement désolé… je, je ne sais pas ce qui m’est arrivée… balbutia Maria

                -Ce n’est rien, vous nettoierez ma robe. Mais je dois aller me changer, déclara Elizabeth. »

                Elle quitta la table et se dirigea vers la sortie. Rose se leva également.

                « Maman va en avoir pour au moins une demi-heure, on aurait limite le temps d’aller se balader. »

                Et elle marcha vers le salon où elle alluma la télé, vite rejoint par sa sœur, son frère et son cousin. Ellis aida Maria à nettoyer la salle à manger pendant que Carmen, Joseph, Ed et Roy quittèrent eux aussi la pièce. Seul Pearl restait assise, sanglotant en silence comme à son habitude.

                Les minutes passèrent quand les lumières, ainsi que la télévision s’éteignirent avant de se rallumer une dizaine de secondes plus tard. Puis, un cri retentit dans toute la maison. Les quatre adolescents revinrent dans la salle-à-manger très vite rejoint par Ellis et Maria. Aiden s’approcha de la baie vitrée quand des débris de verres tombèrent du premier étage, suivi d’un corps qui vint s’empaler sur les rochers et les buissons épineux du rez-de-chaussée. L’adolescent recula avant de réaliser que sa mère venait de s’écraser devant ses yeux.

               

     


     

     

    Un peu long ? Je trouve aussi voilà pourquoi les différents épisodes seront découpés et publiés sur plusieurs jours et diviser en plusieurs articles comme ça vous pourrez arrêter votre lecture à la fin de l'un d'entre eux et la reprendre en lisant le prochain.

    J'espère que vous avez envie d'en lire plus... j'attends vos impressions !

     

     


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